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La dysplasie du coude chez le chien exclue de l’assurance animale

La dysplasie ne touche pas seulement la hanche chez le chien, mais aussi le coude. Malheureusement cette maladie n’est pas couverte par les garanties d’assurance animale car héréditaire.

La dysplasie du coude est en réalité un terme général pour qualifier des altérations du coude générées par trois maladies et qui caractérisent toutes une arthrose secondaire.

La non-union du processus anconé s’observe plus généralement chez les chiens de grandes races qui connaissent une phase de croissance rapide. Le déséquilibre biomécanique des forces et des mouvements du coude provoque une fracture puis l’instabilité du coude. C’est entre 4 et 8 mois que se développe une boiterie qui se transformera plus tard en arthrose. L’intervention chirurgicale est nécessaire d’autant plus si les deux coudes sont altérés.

La non-union de l’apophyse coronoïde médiale est également à l’origine d’une arthrose du coude. Il faut ouvrir l’articulation (arthrotomie) pour ôter les fragments osseux non soudés. L’intervention apporte des améliorations visibles sans toutefois faire totalement disparaître l’arthrose secondaire responsable d’une boiterie intermittente.

L’épicondyle huméral médial non-soudé affecte plus particulièrement les jeunes chiens (6 à 8 mois) de grande race. Ils éprouvent une douleur à la flexion du coude ou à sa palpation et la zone est marquée par une tuméfaction. L’intervention chirurgicale est le seul recours.

Une question de stade et d’hérédité

Il convient en général de surveiller la croissance des chiens de 5 à 7 mois et d’intervenir le plus tôt possible. Il est cependant fréquent qu’un chien manifeste une boiterie d’un membre antérieur. C’est souvent passager et lié au déséquilibre de sa croissance. Si ce soulagement par une patte avant persiste, il est recommandé de consulter pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’une dysplasie et, le cas échéant, pratiquer rapidement l’intervention chirurgicale afin de limiter les lésions tissulaires.

5 stades mesurent l’évolution de la maladie :

stade A : indemne de dysplasie ; stade B : état sensiblement normal ;

stade C : dysplasie légère ; stade D : dysplasie moyenne ; stade E : dysplasie grave.

Par conséquent, il est parfaitement possible qu’un chien vive avec sa dysplasie, tout dépend de sa taille et du stade d’évolution.

Si des facteurs externes, comme l’absence ou l’excès d’exercice et l’alimentation, influent sur le déclenchement ou l’aggravation d’une dysplasie du coude ou de la hanche, cette maladie est en grande partie héréditaire.

Par définition, ces affections sont « déclarées » avant la souscription d’un contrat d’assurance santé chien et elles sont donc exclues du champ des garanties.

Par conséquent, la seule solution pour éviter de supporter soi-même les frais chirurgicaux est de demander la radiographie des géniteurs du chiot avant son acquisition. Du reste, les éleveurs disposent de plus en plus souvent de ces radiographies pour rassurer les acquéreurs des chiots.